Samedi 21 novembre: 8000 manifestants à Toulouse pour un plan d’urgence pour l’hôpital et contre le projet de loi relatif à la sécurité globale !

Plusieurs milliers dans toute la France, manifestation encore plus importante que celle d’il y a quinze jours pour plan d’urgence pour les hôpitaux et la création de 1500 postes au CHU de Toulouse et contre le projet de loi relatif à la sécurité globale : au moins 8000 personnes .Ci-joint des photos qui en disent plus que les mots. Les militants de la FNEC FP FO étaient présents avec leurs drapeaux  au sein d’un cortège éducation intersyndical près de la tête de la manifestation.

Pour cette nouvelle rentrée

Pas de consensus avec le gouvernement au nom
de la crise sanitaire !

Le BN du SNUDI-FO approuve la résolution de la Commission Exécutive Fédérale (CEF) du 25 et 26 août 2020.

En particulier, le BN, avec la CEF, « refuse le cadre d’union sacrée que cherche à imposer le gouvernement au nom de la crise sanitaire et y oppose les revendications immédiates : non au gel du point d’indice, augmentation des salaires, pas touche à nos statuts et nos retraites, abandon définitif du projet de réforme des retraites, création des postes nécessaires, réemploi et titularisation de tous les contractuels, maintien du droit syndical… C ’est le mandat qui a été porté le 25 août lors de l’audience avec le ministre Blanquer. »

Alors que le ministre annonce vouloir ouvrir de nouvelles concertations pour la « revalorisation » des enseignants et prépare l’octroi d’une prime pour les directeurs d’école, le BN partage l’appréciation de la CEF qui considère « que l’augmentation indiciaire de salaire arrachée par les personnels hospitaliers de 183€, montant bien supérieur à ce qui avait
été initialement prévu par le gouvernement, est le produit de la mobilisation de ces personnels. Elle constitue un point d ’appui
pour tous les salariés public-privé, actifs et retraités pour exiger :

  • augmentation générale des salaires et des pensions,
  • 183 euros d’augmentation indiciaire pour tous dès maintenant sans contrepartie et l’ouverture immédiate de négociations en vue d’un rattrapage de la perte de pouvoir d ’achat subie depuis 2000 ».

Voir la résolution adoptée par le Bureau National du SNUDI-FO du 26 et du 27 août 2020

Proposition de loi sur la direction d’école : les masques tombent !

La proposition de loi créant la fonction de directrice ou de directeur d ’école, initiée par la députée Rilhac auteure l’an dernier de l’amendement ayant tenté d’instaurer les EPSF dans la loi Blanquer, a été adoptée le 24 juin par l’Assemblée nationale.

Oui, les directeurs deviendraient bien des contremaîtres soumis à toutes les pressions !

L’article 1 maintient que le directeur devrait entériner les décisions prises par le conseil d ’école. Il est donc bien confirmé que
les conseils d’école, où les enseignants sont minoritaires, seraient désormais à même de prendre des décisions alors que jusqu’à présent ils ne faisaient que « donner leur avis ».

Le directeur « bénéficierait d ’une délégation de compétences de l’autorité académique pour le bon fonctionnement de l’école qu’il dirige ». Il serait donc amené à prendre des décisions relevant de cette même autorité académique.

Le ministre Blanquer explique d’ailleurs quel nouveau rôle il entend donner aux directeurs : « Il faut un ministre de l’éducation. Le ministre doit donner des consignes. Il est souhaitable qu’elles soient respectées »

Même si l’emploi fonctionnel n ’est finalement pas retenu, l’objectif de cette proposition de loi est clair : le directeur devrait devenir le contremaître d’une école devenue autonome, soumis à toutes les pressions et chargé de s’assurer que les décisions des conseils d’école soient effectives et que les consignes du ministre soient appliquées !

Non, les directeurs ne verraient pas leur quotité de décharge augmenter !

Suite du communiqué, ci-dessous:

Trop, c’est trop ! TOUS au rassemblement mercredi 24 juin après-midi devant le tribunal de Cahors à 15 h !

Mardi,  1500 personnels hospitaliers se sont rassemblés à Albi (plus de 100.000 en France) exprimant leur colère et leurs revendications ! Ils ont raison !

Et dans l’enseignement, n’aurions-nous pas des raisons de nous mobiliser ?

Certes d’un côté, le président a annoncé le retour de tous les élèves à  l’école, mais dès le lendemain, le ministre annonce la mise en place d’un nouveau protocole.

Alors qu’aucune information précise et officielle n’a été donnée aux personnels, plus que jamais livrés à eux-mêmes, le protocole ministériel qui circule aujourd’hui indique notamment : « Dans les écoles élémentaires et les collèges, la distanciation physique d’au moins un mètre s’applique dans les espaces clos (dont la salle de classe) entre l’enseignant et les élèves ainsi qu’entre les élèves quand ils sont côte à côte ou face à face »

Un nouveau casse-tête pour les collègues, et notamment les directeurs ! Comment organiser l’accueil des élèves en respectant ces nouvelles consignes dans des classes souvent exiguës ? Faudrait-il encore trier les élèves au nom de ce nouveau protocole ? Comment l’expliquer aux parents d’élèves ?

Pour répondre à ces problèmes de distanciation, le protocole indique : « L’organisation de la classe à l’air libre est donc encouragée. En outre, si le mobilier des salles de classe ne permet pas de respecter la distanciation physique, tous les espaces de l’établissement peuvent être mobilisés (CDI, salles informatiques…), y compris pour proposer d’autres activités (études, 2S2C). »

Classe en plein air, explosion du groupe-classe, mise en place des 2S2C (activités municipales sur temps scolaire)… le ministre voudrait faire exploser l’école qu’il ne s’y prendrait pas autrement !

Les personnels, sommés d’appliquer un énième protocole tournant le dos aux véritables exigences sanitaires, seraient contraints d’instaurer de nouvelles règles, tout aussi inapplicables que les précédentes et qui n’auraient toujours rien à voir avec l’école !

Pour le SNUDI-FO, cette situation, où le protocole contraint une nouvelle fois les personnels à un positionnement impossible, ne peut plus durer !

Par ailleurs, dans le même temps, les mauvais coups contre l’école et les personnels se multiplient (2S2C, proposition de loi sur la direction d’école, manque de postes, aucune possibilité de vérifier les affectations au mouvement, toujours aucune mesure pour les AESH…)Les personnels hospitaliers, massivement en grève et dans la rue mardi 16 juin, ont montré la voie.

Le SNUDI-FO invite les personnels à participer massivement aux rassemblements et initiatives qui seront organisés mercredi 24 juin pour défendre les revendications: – abandon du projet de loi sur la direction d’école et du dispositif des 2S2C !
– abandon du protocole dit «sanitaire», prétexte pour territorialiser l’école, et la mise en place de véritables garanties sanitaires comme le dépistage systématique !
– arrêt des suppressions de postes, la création des postes nécessaires, la création d’un vrai statut avec un vrai salaire pour les AESH !
– augmentation des salaires et l’augmentation du point d’indice !

TOUS AU RASSEMBLEMENT MERCREDI 24 JUIN au tribunal à 15h !

DEVANT LE TRIBUNAL À CAHORS !

Abandon de la proposition de loi sur la direction d’école !

Les organisations syndicales CGT Educ’action, SNUDI-FO et SUD Education ont pris connaissance de la proposition de loi de la députée Rihlac (à l’initiative de l’amendement visant à intégrer les EPSF dans le projet de loi Blanquer) créant la fonction de directeur d’école initiée par plusieurs députés.

Direction d’école : nul besoin de cette proposition de loi, nul besoin d’emploi fonctionnel pour répondre aux revendications des personnels !

Signez la pétition intersyndicale en ligne ! https://direction-d’école

Vous trouverez ci-dessous le 4 pages spécial « Proposition de loi créant
la fonction de directeur d’école », qui va acter un bouleversement
du fonctionnement de l’école et de la place du directeur !

La crise sanitaire ne doit pas être un prétexte à la régression sociale !

Communiqué intersyndical Educ- Les personnels hospitaliers sont en grève le 16 juin

Compte-rendu de mandat du CHSCT-SD extraordinaire COVID-19 du 28 mai 2020

Chaque jour qui passe met un peu plus en évidence que la crise du COVID19 devient prétexte à poursuivre et amplifier les contre-réformes engagées à l’encontre de l’école publique républicaine et ses personnels.

Comme l’indique la confédération FO dans sa dernière déclaration, « les conditions de la reprise de l’école amènent à s’interroger quant au sens et à l’efficacité pédagogique, et à son impact sur des enfants en bas âges. » En effet, c’est en dépit de la recommandation du conseil scientifique d’une réouverture de l’ensemble des écoles en septembre que s’est effectuée cette « reprise ». La FNEC FP FO continue à revendiquer le dépistage systématique et des masques FFP2 conformément à l’avis voté dans les différents CHSCT.

CHSCT D extraordinaire COVID-19 du 4 mai 2020

Quand l’amateurisme le dispute à l’irresponsabilité !

(compte rendu complet ci-dessous)

Pour FO, l’application stricte du protocole sanitaire nationale ne peut s’appliquer dans les conditions actuelles et engage la responsabilité des enseignants !

Lors du CHSCT D du 4 mai, le DASEN confirme la nécessité absolue d’être à même de respecter strictement le protocole sanitaire national ! Lors du CHSCT D du 4 mai, le DASEN confirme que les responsabilités individuelles civiles et pénales du directeur et de chaque enseignant sont engagées s’il est décidé que l’école sera ouverte !

Quelques éléments de réponses du DASEN qui nous semblent importants :

1) Si le protocole sanitaire ne peut être appliqué dans l’école ou l’établissement : l’école ou l’établissement n’ouvrira pas ou fermera s’il est déjà ouvert.

2) Qui a la responsabilité du nettoyage et de la désinfection régulière des locaux en conformité avec le protocole sanitaire ? La collectivité locale et si cela n’est pas réalisable l’école ou l’établissement n’ouvre pas.

3) Qui met à disposition les produits destinés au nettoyage et à la désinfection ? La collectivité locale et si pas de produit il ne peut pas y avoir d’ouverture.

4) Pour les personnels vulnérables ou pour les personnels ayant à leur foyer une personne vulnérable ou dont les enfants de moins de 16 ans ne sont pas accueillis à l’école : Ces collègues (quel que soit leur statut) n’ont pas vocation à venir sur le lieu de travail. Ils assureront l’enseignement à distance.

5) Pour les personnels dont les enfants sont accueillis à l’école mais qui ne souhaitent pas les y mettre à cause des conditions d’accueil, peuvent t-ils bénéficier des mêmes possibilités que ceux dont les enfants ne sont pas accueillis à l’école ? Oui ils peuvent demander à pouvoir poursuivre leur activité en distanciel plutôt qu’en présentiel. Hier soir, au CTM, notre Ministre confirme que les enseignants pourront bénéficier d’une ASA pour garde d’enfants tout le mois de mai !

6) Pour les personnels qui angoissent sur cette reprise et qui ne se sentent pas de reprendre (peur de la contamination, par exemple): le mieux est une prise de contact avec l’IEN ou le supérieur     hiérarchique. Cependant, le médecin de prévention indique au CHSCT que, du moment que les collègues lui fourniront un certificat médical de leur généraliste attestant de leur santé fragile pour une reprise en présentiel elle appuiera leur demande auprès de l’IEN. Au cours du CHSCT, le DASEN nous informe qu’ il a désigné les assistants de prévention et les conseillers de prévention pour être les « référents du protocole » et aider dans la rédaction des projets d’ouverture. Pour FO, le DASEN confirme ainsi que les directeurs et les équipes ne sauraient prendre la responsabilité d’acter le projet d’ouverture !

Dès lors,Le SNUDI FO 81 invite les directeurs, les adjoints, les AESH et les ATSEM à se réunir,à lister toutes les impossibilités à respecter le protocole sanitaire national et à les communiquer par écrit à leur IEN et mairie et à renseigner le RSST !

Plus que jamais le SNUDI FO est déterminé à dénoncer cette reprise improvisée et  irresponsable engagé par le gouvernement et accompagnera tous les collègues mis en difficulté au regard des conditions de travail et des préconisations sanitaires non respectées !

Pour information: des communes ont décidé que les écoles maternelles ne réouvriraient pas considérant qu’un tel protocole sanitaire est impossible à faire respecter aux jeunes enfants. D’autres ont fait le choix de ne pas rouvrir les écoles le 11 mai considérant que le protocole est inapplicable en général.

Ainsi, St Benoît de Carmaux ; Cagnac les Mines, Mirandol, Saint-Juery ; les écoles maternelles sur Albi ; école maternelle de Castelnau de Lévis restent fermées.

Annonces du Premier Ministre: aucune réponse, aucune garantie !

Le Premier ministre a présenté son plan de déconfinement : il a surtout mis en avant les impératifs économiques, face auxquels la santé des personnels et des élèves ne compte pas. Les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits, sauf dans les établissements scolaires ? Cherchez l’erreur…

Les conditions sont-elles réunies pour une reprise, même progressive ? NON.

La pétition de la FNEC FP-FO, qui a rassemblé plus de 52 000 signatures en quelques jours, a rappelé les préalables, énoncés dans l’avis du CHSCT ministériel voté par FO et FSU :

« Sans dépistage généralisé, sans les mesures de protection nécessaires, toute reprise est inacceptable ».

Réunion d’Informations Syndicales 1er, 2nd degré et personnels territoriaux lundi 4 mai à 9H30: inscrivez-vous ICI !Réunion d’Informations Syndicales spéciale « AESH » ce jour à 14H: inscrivez-vous ICI !