Proposition de loi sur la direction d’école : les masques tombent !

La proposition de loi créant la fonction de directrice ou de directeur d ’école, initiée par la députée Rilhac auteure l’an dernier de l’amendement ayant tenté d’instaurer les EPSF dans la loi Blanquer, a été adoptée le 24 juin par l’Assemblée nationale.

Oui, les directeurs deviendraient bien des contremaîtres soumis à toutes les pressions !

L’article 1 maintient que le directeur devrait entériner les décisions prises par le conseil d ’école. Il est donc bien confirmé que
les conseils d’école, où les enseignants sont minoritaires, seraient désormais à même de prendre des décisions alors que jusqu’à présent ils ne faisaient que « donner leur avis ».

Le directeur « bénéficierait d ’une délégation de compétences de l’autorité académique pour le bon fonctionnement de l’école qu’il dirige ». Il serait donc amené à prendre des décisions relevant de cette même autorité académique.

Le ministre Blanquer explique d’ailleurs quel nouveau rôle il entend donner aux directeurs : « Il faut un ministre de l’éducation. Le ministre doit donner des consignes. Il est souhaitable qu’elles soient respectées »

Même si l’emploi fonctionnel n ’est finalement pas retenu, l’objectif de cette proposition de loi est clair : le directeur devrait devenir le contremaître d’une école devenue autonome, soumis à toutes les pressions et chargé de s’assurer que les décisions des conseils d’école soient effectives et que les consignes du ministre soient appliquées !

Non, les directeurs ne verraient pas leur quotité de décharge augmenter !

Suite du communiqué, ci-dessous:

Trop, c’est trop ! TOUS au rassemblement mercredi 24 juin après-midi devant le tribunal de Cahors à 15 h !

Mardi,  1500 personnels hospitaliers se sont rassemblés à Albi (plus de 100.000 en France) exprimant leur colère et leurs revendications ! Ils ont raison !

Et dans l’enseignement, n’aurions-nous pas des raisons de nous mobiliser ?

Certes d’un côté, le président a annoncé le retour de tous les élèves à  l’école, mais dès le lendemain, le ministre annonce la mise en place d’un nouveau protocole.

Alors qu’aucune information précise et officielle n’a été donnée aux personnels, plus que jamais livrés à eux-mêmes, le protocole ministériel qui circule aujourd’hui indique notamment : « Dans les écoles élémentaires et les collèges, la distanciation physique d’au moins un mètre s’applique dans les espaces clos (dont la salle de classe) entre l’enseignant et les élèves ainsi qu’entre les élèves quand ils sont côte à côte ou face à face »

Un nouveau casse-tête pour les collègues, et notamment les directeurs ! Comment organiser l’accueil des élèves en respectant ces nouvelles consignes dans des classes souvent exiguës ? Faudrait-il encore trier les élèves au nom de ce nouveau protocole ? Comment l’expliquer aux parents d’élèves ?

Pour répondre à ces problèmes de distanciation, le protocole indique : « L’organisation de la classe à l’air libre est donc encouragée. En outre, si le mobilier des salles de classe ne permet pas de respecter la distanciation physique, tous les espaces de l’établissement peuvent être mobilisés (CDI, salles informatiques…), y compris pour proposer d’autres activités (études, 2S2C). »

Classe en plein air, explosion du groupe-classe, mise en place des 2S2C (activités municipales sur temps scolaire)… le ministre voudrait faire exploser l’école qu’il ne s’y prendrait pas autrement !

Les personnels, sommés d’appliquer un énième protocole tournant le dos aux véritables exigences sanitaires, seraient contraints d’instaurer de nouvelles règles, tout aussi inapplicables que les précédentes et qui n’auraient toujours rien à voir avec l’école !

Pour le SNUDI-FO, cette situation, où le protocole contraint une nouvelle fois les personnels à un positionnement impossible, ne peut plus durer !

Par ailleurs, dans le même temps, les mauvais coups contre l’école et les personnels se multiplient (2S2C, proposition de loi sur la direction d’école, manque de postes, aucune possibilité de vérifier les affectations au mouvement, toujours aucune mesure pour les AESH…)Les personnels hospitaliers, massivement en grève et dans la rue mardi 16 juin, ont montré la voie.

Le SNUDI-FO invite les personnels à participer massivement aux rassemblements et initiatives qui seront organisés mercredi 24 juin pour défendre les revendications: – abandon du projet de loi sur la direction d’école et du dispositif des 2S2C !
– abandon du protocole dit «sanitaire», prétexte pour territorialiser l’école, et la mise en place de véritables garanties sanitaires comme le dépistage systématique !
– arrêt des suppressions de postes, la création des postes nécessaires, la création d’un vrai statut avec un vrai salaire pour les AESH !
– augmentation des salaires et l’augmentation du point d’indice !

TOUS AU RASSEMBLEMENT MERCREDI 24 JUIN au tribunal à 15h !

DEVANT LE TRIBUNAL À CAHORS !

Abandon de la proposition de loi sur la direction d’école !

Les organisations syndicales CGT Educ’action, SNUDI-FO et SUD Education ont pris connaissance de la proposition de loi de la députée Rihlac (à l’initiative de l’amendement visant à intégrer les EPSF dans le projet de loi Blanquer) créant la fonction de directeur d’école initiée par plusieurs députés.

Direction d’école : nul besoin de cette proposition de loi, nul besoin d’emploi fonctionnel pour répondre aux revendications des personnels !

Signez la pétition intersyndicale en ligne ! https://direction-d’école

Vous trouverez ci-dessous le 4 pages spécial « Proposition de loi créant
la fonction de directeur d’école », qui va acter un bouleversement
du fonctionnement de l’école et de la place du directeur !

La crise sanitaire ne doit pas être un prétexte à la régression sociale !

Communiqué intersyndical Educ- Les personnels hospitaliers sont en grève le 16 juin

Compte-rendu de mandat du CHSCT-SD extraordinaire COVID-19 du 28 mai 2020

Chaque jour qui passe met un peu plus en évidence que la crise du COVID19 devient prétexte à poursuivre et amplifier les contre-réformes engagées à l’encontre de l’école publique républicaine et ses personnels.

Comme l’indique la confédération FO dans sa dernière déclaration, « les conditions de la reprise de l’école amènent à s’interroger quant au sens et à l’efficacité pédagogique, et à son impact sur des enfants en bas âges. » En effet, c’est en dépit de la recommandation du conseil scientifique d’une réouverture de l’ensemble des écoles en septembre que s’est effectuée cette « reprise ». La FNEC FP FO continue à revendiquer le dépistage systématique et des masques FFP2 conformément à l’avis voté dans les différents CHSCT.